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Manuscrit autographe sur papier bleu, 1863. Reliure en plein parchemin exécutée par Turner en 1869. |
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| BNF, Manuscrits, NAF 13366, fol. 11. | |
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Prévoyant à l'origine d'écrire une ample préface pour la traduction des œuvres de Shakespeare entreprise par son fils François-Victor, Hugo rédige finalement un texte plus bref pour la traduction ; il fait de William Shakespeare un ouvrage de critique qui sera achevé le 2 décembre 1863. Véritable manifeste littéraire, il définit le génie dans son rapport à l'infini et à l'océan, à travers l'évocation de Juvénal, Dante, saint Paul, Shakespeare... : c'est en réalité son autoportrait qu'il propose. |
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| Quatrevingt-treize | |
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Manuscrit autographe sur papier vergé et filigrané, reliure en parchemin. 1872-1873 |
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| BNF, Manuscrits, NAF 24749, fol. 252. | |
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Victor Hugo commence la rédaction de ce roman le 16 décembre 1872 et la termine le 9 juin 1873, à Hauteville House. Guerre extérieure, guerre civile : la situation politique sur laquelle ouvre le roman présente plus d'une similitude avec celle qu'il vient de connaître. Dans ce feuillet extrêmement travaillé où la partie droite, réservée aux additions et corrections est entièrement envahie par l'écriture, Victor Hugo se livre à une étude philologique sur le nom "Tourgue", "abréviation paysanne (qui) signifie la Tour-Gauvain[...] On avait construit cette citadelle sur un de ces gros blocs de schiste qui abondent entre Mayenne et Dinan". La Tourge a donné son titre au dessin qui suit. |
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Jean-Paul Sartre, La Nausée |
| Manuscrit autographe, 1932-1938 |
| 524 f., 23 x 18 cm |
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BNF, Manuscrits, N. a. fr. 17900, f. 85 |
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Rédigé sur des feuilles de classeur amovibles, à plusieurs époques comme en témoignent les encres
et les écritures différentes, abondamment corrigé et censuré, le seul manuscrit connu de ce roman fameux permet d'en imaginer la genèse, également évoquée par les Mémoires de
Simone de Beauvoir, l'une des deux dédicataires. Conçu au départ comme un "factum sur la Contingence", trois fois repris, de plus en plus étoffé jusqu'à devenir un long roman primitivement intitulé "Melancholia" (à cause d'une gravure de Dürer), il fut d'abord refusé par Gallimard, et publié en 1938 après suppression de quarante-cinq passages jugés trop crus. |

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Jean-Paul Sartre |
| Carnet |
| Septembre-octobre 1939, 94 f., 15 x 10 cm |
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BNF, Manuscrits, fonds J.-P. Sartre, f. 31 v°-32 |
| Le "Journal de guerre I", premier des quinze carnets que Sartre écrivit durant sa mobilisation en Alsace, entre septembre 1939 et juin 1940 - dont six seulement ont été conservés - n'a rien d'un journal intime : il était destiné à être lu par Simone de Beauvoir, puis par leurs proches avant d'être publié. à la faveur de cette "drôle de guerre", Sartre s'interroge sur bien des sujets qu'il développera plus tard dans son œuvre : "Je me réfléchissais dans cette guerre qui se réfléchissait en moi et me réfléchissait son image. Le résultat est que j'écrivis d'abord sur la guerre et finalement sur moi. Elle devint une retraite." |
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Guillaume Apollinaire, L'Année républicaine, "Zone" |
| Manuscrit autographe |
| Carnet, 13 f., 19 x 15 cm |
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BNF, Manuscrits, N. a. fr. 25631, f. 22 v°-23 |
| S'étant rapproché en 1909 et 1910 de l'unanimisme de Jules Romains et de son horizon démocratique, Apollinaire conçoit le projet de L'Année républicaine, recueil de douze poèmes pour lequel il ouvre ce cahier qui reçoit un premier jet de "Vendémiaire" et une ébauche de "Brumaire" ("Cortège" dans Alcools). En 1912, il revient au cahier pour y inscrire le brouillon de "Zone". Cette première version, s'affichant délibérément en distiques et plus proche de la confidence, montre comment, avant de boucler son poème sur la magistrale et tragique image "Soleil cou coupé", Apollinaire avait laissé "Zone" en suspens dans la plainte. |


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Marcel Proust, Le Temps retrouvé |
| Manuscrit autographe |
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BNF, Manuscrits, N. a. fr. 16727, f. 124 |
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