Trou- lala
Il sort de chez moi !
Et c'est avec effroi
que je m'aperçois
que ce hors-la-loi
a un je-ne-sais-quoi
qui me met en émoi !
Sans savoir pourquoi
il exerce sur moi
un attrait grivois.
Son joli minois
son regard matois !
je suis aux abois !
Je perds mon sang-froid
quand il arrive chez moi
dans un grand arroi
tel le plus beau roi !
Il me reste quoi ,
pour lutter?! ma foi !
j'irai mon chemin de croix,
même si je dévoie
selon les pisse-froid,
et je serai, je crois
heureuse malgré la loi
d'aimer ce trou-lala !
*
excusez-moi ! j'avais envie de m'amuser !
*
Paroles de la complainte de Mandrin
( Par association d'idée avec un hors la loi,
Mais par contre Mandrin n'a, dans mon esprit, aucun rapport avec un trou-lala !!
j'aurais sûrement fait partie de sa bande ! )
*
Ce chant, datant de 1755, est issu de l'opéra de Jean-Philippe
Rameau qu'il composa en 1733 : Hippolyte et
Aricie. Il a été ensuite repris anonymement en 1755 sous le titre que l'on connaît aujourd'hui. Le texte a également été publié en postface du livre Précis de la vie de Louis
Mandrin. ( Wikipédia )
« Nous étions vingt ou trente,
Brigands dans une bande,
Tous habillés de blanc,
À la mode des...
Vous m'entendez ?
Tous habillés de blanc
A la mode des marchands. »
« La première volerie
Que je fis dans ma vie
C'est d'avoir goupillé,
La bourse d'un...
Vous m'entendez ?
C'est d'avoir goupillé
La bourse d'un curé. »
« J'entrai dedans sa chambre
Mon Dieu, qu'elle était grande !
J'y trouvai mille écus,
Je mis la main...
Vous m'entendez ?
J'y trouvai mille écus,
Je mis la main dessus. »
« J'entrai dedans une autre,
Mon Dieu, qu'elle était haute !
De robes et de manteaux
J'en chargeai trois...
Vous m'entendez ?
De robes et de manteaux,
J'en chargeai trois chariots. »
« Je les portai pour vendre
À la foire en Hollande.
J' les vendis bon marché,
Ils n' m'avaient rien...
Vous m'entendez ?
J' les vendis bon marché,
Ils n' m'avaient rien coûté. »
« Ces Messieurs de Grenoble
Avec leurs longues robes,
Et leurs bonnets carrés,
M'eurent bientôt...
Vous m'entendez ?
Et leurs bonnets carrés
M'eurent bientôt jugé. »
« Ils m'ont jugé à pendre,
Ah ! c'est dur à entendre !
À pendre et étrangler,
Sur la place du...
Vous m'entendez ?
À pendre et étrangler,
Sur la place du Marché. »
« Monté sur la potence
Je regardai la France,
J'y vis mes compagnons,
À l'ombre d'un...
Vous m'entendez ?
J'y vis mes compagnons,
À l'ombre d'un buisson. »
« Compagnons de misère,
Allez dire à ma mère,
Qu'elle ne me reverra plus,
Je suis un enfant...
Vous m'entendez ?
Qu'elle ne me reverra plus,
Je suis un enfant perdu ! »
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un site sur Mandrin : http://www.mandrin.org/
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