dans la main refermée
la rose froissée
son parfum a laissé
essence pourprée
comme sang dilué
dans la main refermée
la rose froissée
pleure sa destinée
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dans la main refermée
la rose froissée
son parfum a laissé
essence pourprée
comme sang dilué
dans la main refermée
la rose froissée
pleure sa destinée
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Boudeuse
Appuyée nonchalamment contre la balustrade
Elle regarde l'eau couler, mousser sur la rocade.
Il ne l'a pas regardée, pas même une oeillade !
Elle qui rèvait de pépier moultes roucoulades !
Elle soupire, seule, déçue de cette estafilade
Infligée à son coeur. Elle, qui projetait sérénade,
Ne reçoit de cet espoir de flirt que rebuffade !
Quel camouflet ! ... et quelle dégringolade !
Pour un peu, elle aurait recours à la noyade
Pour attirer son attention ! Mais cette mascarade,
Vite dévoilée, pourrait très bien finir en marinade !
Elle deviendrait la risée de tous ! Quelle ballade !!
Sa fierté crie vengeance, et ce n'est pas rodomontade
Que de lui prévoir brimades devant ses camarades !
Appuyée nonchalamment contre la balustrade
Elle regarde l'eau couler, mousser sur la rocade.
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Ambre solaire
De la nuque au bout des pieds,
Je glisse sur la peau dénudée.
Du bout des doigts huilés,
Je satine le grain velouté.
Ma chaude teinte ambrée
Epouse les reins cambrés,
Joue, coquine, avec le soleil
Offre gourmandise caramel.
Je fonds de plaisir sur la peau,
Cotoie cordelettes et maillots,
Pour finalement pénéter en vous,
Je vous trouve un charme fou !
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Delphin Enjolras
L'astre frivole
Un rai à travers la canisse
Enveloppe sa peau lisse
Sur son corps, le drap glisse,
Fraîche senteur de mélisse.
Le tissu de soie chatoyante
Epouse le satin de ses courbes ondulantes
Sa crinière en vague flottante
Caresse, innocente, l'aréole vibrante.
Lui ne sait plus s'il vit encore,
Ou quel monde fantastique, il explore !
Il n'ose la toucher ... un frisson lui vole.
Elle sourit, soupire dans son sommeil,
Sur son ventre, taquin, joue le soleil.
De sa main, jaloux, il tue l'astre frivole.
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Le premier venu
Sourire au premier venu, gratuitement
Juste pour le plaisir de voir son étonnement
Recevoir la lumière de ses yeux en retour
Se dire que la ballade valait le détour !
Un soleil offert dans un jour de nuages
Quelques rayons même pâles que l'on partage
C'est dans le ciel une fenêtre ouverte
Vers la fraîcheur de prairies toujours vertes !
Tu n'es plus l'Inconnu, toi le premier venu !
Complice, par un regard, tu es devenu .
Et ce jour gris s'annonçant sans chaleur
Révèle tout à coup toute sa splendeur !
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