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Dimanche 11 mai 2008



Jogging




Oh ! quelle belle sensation !
Tous ces corps en sudation !
Footing, jogging, ou promenade,
Tout le monde alentour gambade !

Jambes blanches dévoilées
Ou bronzage d'hiver conservé
On trottine le long du canal
On s'éssouffle c'est normal !

J'aime toutes ces peaux luisantes
Ces poitrines saccadées, haletantes.
Ces corps sortant de leur léthargie
Pour renaître comme par magie !

Ils sont le renouveau, la vie
Dans leurs veines, en eau-de-vie,
Le sang brûle à leurs tempes
Que la sudation détrempe.

Ils courent vers quoi, vers qui ?
Ou qu'est-ce qu'ils fuient ?
Vers la forme, ils se pressent
En lavant leur moi du stress.

**
*




par clothylde publié dans : poésie communauté : Figer le monde...
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Vendredi 9 mai 2008
                                


Quasimodo



Ce sont toujours les plus belles
Qui s'envolent à tire d'ailes
...  Loin de ma fadeur ...
...  Loin de ma laideur ...

Si tu voulais être celle
Qui ose brûler ses ailes
Au brasier de mon désir,
Je t'arracherais des soupirs.

Je ferais de toi, Jouvencelle,
La Reine de ces tourelles
Et plus jamais viles gargouilles
Ne moqueraient ma sale bouille

Gardien de la soie de ton âme
J'éloignerais les infâmes
Qui pour ravir tes charmes
N'ont que faire de tes larmes.

Je veillerais sur tes soupirs
Vibrant à tes moindres désirs.
Muterais la Bête en Vizir,
Pour t'apprendre à rougir !

Si tu voulais être celle
Qui ose brûler ses ailes
Au brasier de mon désir,
J'accepterais d'en mourir !


**
*






par clothylde publié dans : poésie communauté : L'âme du poète
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Mercredi 7 mai 2008
  


     




                              
 Par la fenêtre


Par la fenêtre ouverte
Le ciel couleur bleu lagon
Sans nuage reste inerte
 Pas de petits poissons

Par la fenêtre ouverte
Des senteurs d'estragon,
 Romarin me sont offertes.
D'effluves, douce moisson

Par la fenêtre ouverte
Petits piafs dans leur jargon
Me tiennent discours alertes
Tels de joyeux pinsons

Par la fenêtre ouverte
Je m'évade du fourgon.
De mes peurs, je déserte
Je vole vers mes frissons.



*
*



par clothylde publié dans : poésie communauté : L'âme du poète
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Mardi 6 mai 2008




micout
Promenade





Il y a juste à traverser la route !
J'ai la laisse dans ma main et  Phénix tient l'autre bout dans sa gueule.
On ne sait trop qui promène qui !!
Une fois la route franchie, plus de laisse !! Je peux marcher seule sans risque de me faire renverser, et Phénix me surveille du coin de l'oeil !!
Nous suivons cette petite route mi-goudronnée, mi-caillouteuse avec énormément de sable ou seuls les véhicules concernés par l'équitation circulent  ....
Des écuries, encore des écuries, une forte odeur de purin, du sable, des prés et des chevaux, des poneys !!
Autour la forêt, des gazouillis ....
Seule note discordante :
 des chiens de garde hargneux, et des barrières pas toujours très bien fermées !! .....  d'ou quelques fayeurs !! dommage !!
Mais ça, c'est Chantilly et ses alentours !!
Il faut bien défendre son patrimoine  !!





J'aime cette promenade à deux pas de chez moi !
Sans voiture, sans laisse, une heure de marche, une baignade pour Phénix
 que demander de plus ?
quand le soleil est de la partie, j'ai l'impression d'être en vacances !

 Si c'est pas le bonheur, ça !
Simple mais réel !!
 (qu'en dis-tu Grenouille ?)


 *
 *

par clothylde publié dans : photos communauté : Vive le désordre !
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Mardi 29 avril 2008
  

                                                      Graphologie 

          Après nos écritures, voici celles de quelques         
                          "Grands Hommes"

                        ( Bibliothèque Nationale de France 
               http://expositions.bnf.fr/brouillons/grand/47_1.htm )


                                *****

                              Victor Hugo

                                         


                                                                                                                                                                                                                            
   
 
 
Manuscrit autographe sur papier bleu, 1863. Reliure en plein parchemin exécutée par Turner en 1869.
  BNF, Manuscrits, NAF 13366, fol. 11.
 
Prévoyant à l'origine d'écrire une ample préface pour la traduction des œuvres de Shakespeare entreprise par son fils François-Victor, Hugo rédige finalement un texte plus bref pour la traduction ; il fait de William Shakespeare un ouvrage de critique qui sera achevé le 2 décembre 1863. Véritable manifeste littéraire, il définit le génie dans son rapport à l'infini et à l'océan, à travers l'évocation de Juvénal, Dante, saint Paul, Shakespeare... : c'est en réalité son autoportrait qu'il propose.



                                              ***********************





 

  Quatrevingt-treize
 
Manuscrit autographe sur papier vergé et filigrané, reliure en parchemin. 1872-1873
  BNF, Manuscrits, NAF 24749, fol. 252.
 
Victor Hugo commence la rédaction de ce roman le 16 décembre 1872 et la termine le 9 juin 1873, à Hauteville House. Guerre extérieure, guerre civile : la situation politique sur laquelle ouvre le roman présente plus d'une similitude avec celle qu'il vient de connaître. Dans ce feuillet extrêmement travaillé où la partie droite, réservée aux additions et corrections est entièrement envahie par l'écriture, Victor Hugo se livre à une étude philologique sur le nom "Tourgue", "abréviation paysanne (qui) signifie la Tour-Gauvain[...] On avait construit cette citadelle sur un de ces gros blocs de schiste qui abondent entre Mayenne et Dinan". La Tourge a donné son titre au dessin qui suit.

  Pas facile à lire , le grand homme !!



                                                          *****************************


                      Jean-Paul Sartre




 

 
Jean-Paul Sartre, La Nausée
 
Manuscrit autographe, 1932-1938
524 f., 23 x 18 cm
BNF, Manuscrits, N. a. fr. 17900, f. 85
 
Rédigé sur des feuilles de classeur amovibles, à plusieurs époques comme en témoignent les encres et les écritures différentes, abondamment corrigé et censuré, le seul manuscrit connu de ce roman fameux permet d'en imaginer la genèse, également évoquée par les Mémoires de Simone de Beauvoir, l'une des deux dédicataires.
Conçu au départ comme un "factum sur la Contingence", trois fois repris, de plus en plus étoffé jusqu'à devenir un long roman primitivement intitulé "Melancholia" (à cause d'une gravure de Dürer), il fut d'abord refusé par Gallimard, et publié en 1938 après suppression de quarante-cinq passages jugés trop crus.





                                             *************************


 
Jean-Paul Sartre
 
Carnet
Septembre-octobre 1939, 94 f., 15 x 10 cm
BNF, Manuscrits, fonds J.-P. Sartre, f. 31 v°-32
 
Le "Journal de guerre I", premier des quinze carnets que Sartre écrivit durant sa mobilisation en Alsace, entre septembre 1939 et juin 1940 - dont six seulement ont été conservés - n'a rien d'un journal intime : il était destiné à être lu par Simone de Beauvoir, puis par leurs proches avant d'être publié. à la faveur de cette "drôle de guerre", Sartre s'interroge sur bien des sujets qu'il développera plus tard dans son œuvre : "Je me réfléchissais dans cette guerre qui se réfléchissait en moi et me réfléchissait son image. Le résultat est que j'écrivis d'abord sur la guerre et finalement sur moi. Elle devint une retraite."
 
 





                                                   ***************




                                                            Guillaume Apollinaire
                    
 
Guillaume Apollinaire, L'Année républicaine, "Zone"
 
Manuscrit autographe
Carnet, 13 f., 19 x 15 cm
BNF, Manuscrits, N. a. fr. 25631, f. 22 v°-23
 
S'étant rapproché en 1909 et 1910 de l'unanimisme de Jules Romains et de son horizon démocratique, Apollinaire conçoit le projet de L'Année républicaine, recueil de douze poèmes pour lequel il ouvre ce cahier qui reçoit un premier jet de "Vendémiaire" et une ébauche de "Brumaire" ("Cortège" dans Alcools). En 1912, il revient au cahier pour y inscrire le brouillon de "Zone". Cette première version, s'affichant délibérément en distiques et plus proche de la confidence, montre comment, avant de boucler son poème sur la magistrale et tragique image "Soleil cou coupé", Apollinaire avait laissé "Zone" en suspens dans la plainte.

                           




                                                                   **********************
          Gustave   Flaubert


             bon courage !!!!



                                            ***********



                                              Marcel    Proust


 
Marcel Proust, Le Temps retrouvé
 
Manuscrit autographe
BNF, Manuscrits, N. a. fr. 16727, f. 124






                                                           ****************
par clothylde publié dans : textes libres communauté : papierlibre
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