Présentation

Derniers Commentaires

Handisport

  lien copyright
logsc13.gif

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recherche

Texte Libre

Texte Libre

Samedi 7 juin 2008 6 07 06 2008 08:25

 
"Fonézi" ... la provoc   !!!!
J'adore quand notre ami ThePiaf,
Mimi pour les "intimes" de son blog,
lui, si tolérant et ouvert à toutes les différences, s'amuse
avec les mots, avec lui-même et avec nous ,
et nous bouscule en provoquant
notre réflexion et nos réactions !!
Et il n'a pas perdu son temps , à en voir les "coms",
auxquels il a sagement répondu de façon générique.

Alors, pour Toi, Mimi, qui est un grand amoureux de notre belle langue,
je publie cette magnifique chanson d'Yves Duteil.



La langue de chez nous

Paroles et musique

Yves Duteil   
1985




C'est une langue belle avec des mots superbes
Qui porte son histoire à travers ses accents
Où l'on sent la musique et le parfum des herbes
Le fromage de chèvre et le pain de froment

Et du Mont-Saint-Michel jusqu'à la Contrescarpe
En écoutant parler les gens de ce pays
On dirait que le vent s'est pris dans une harpe
Et qu'il en a gardé toutes les harmonies

Dans cette langue belle aux couleurs de Provence
Où la saveur des choses est déjà dans les mots
C'est d'abord en parlant que la fête commence
Et l'on boit des paroles aussi bien que de l'eau

Les voix ressemblent aux cours des fleuves et des rivières
Elles répondent aux méandres, au vent dans les roseaux
Parfois même aux torrents qui charrient du tonnerre
En polissant les pierres sur le bord des ruisseaux

C'est une langue belle à l'autre bout du monde
Une bulle de France au nord d'un continent
Sertie dans un étau mais pourtant si féconde
Enfermée dans les glaces au sommet d'un volcan

Elle a jeté des ponts par-dessus l'Atlantique
Elle a quitté son nid pour un autre terroir
Et comme une hirondelle au printemps des musiques
Elle revient nous chanter ses peines et ses espoirs

Nous dire que là-bas dans ce pays de neige
Elle a fait face aux vents qui soufflent de partout,
Pour imposer ses mots jusque dans les collèges
Et qu'on y parle encore la langue de chez nous

C'est une langue belle à qui sait la défendre
Elle offre les trésors de richesses infinies
Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre
Et la force qu'il faut pour vivre en harmonie

Et l'Île d'Orléans jusqu'à la Contrescarpe
En écoutant chanter les gens de ce pays
On dirait que le vent s'est pris dans une harpe
Et qu'il a composé toute une symphonie

Et de l'Île d'Orléans jusqu'à Contrescarpe
En écoutant chanter les gens de ce pays
On dirait que le vent s'est pris dans une harpe
Et qu'il a composé toute une symphonie.




***
*

merci Monsieur Duteil

***
*

 

 

Par clothylde - Publié dans : morceaux choisis
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Vendredi 6 juin 2008 5 06 06 2008 18:04








Filiation


Ce lien si fort, ce lien qui dure
Pour lequel tout, on endure
Qui au-delà de la mort perdure
Qui s'éffrite, se consolide, s'épure

Ce fil transparent, fort mais ténu
Par lequel on oublie toute retenue
Dont on ne peut définir le contenu
Dans nos tripes, sans cesse entretenu

Ce besoin d'être relié, d'appartenir
A un coeur, à une âme, vaporeux élixir
Sans lequel, on se sent racornir

Parfois dessèché et même coupé
Ce cheveu que l'on tente de re-nouer
Fils, fille, père ou mère, à jamais !


***
*

Par clothylde - Publié dans : poésie - Communauté : L'âme du poète
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Vendredi 6 juin 2008 5 06 06 2008 01:08




St François du désert

Sur la "route" qui mène de Venise à
Burano,
se trouve la petite île  de
San Francesco del Deserto.

L'île est très vieille.
Du sous-sol émergent des traces
d'une fréquentation romaine avec des vestiges
des  Ie, IVe et Ve siècles après J.C.

Le nom de l'île est d'origine populaire
et remonte à la première moitié du XVe siècle,
quand l'île fut abandonnée pendant plus de vingt ans
à cause de l'insalubrité de la Lagune !

*
 Les moustiques règnaient en maîtres sur l'île
et le paludisme fit bien des ravages, obligeant les occupants de l'île a l'abandonner !

[  Je peux témoigner que les moustiques sont encore présents !
Avant d'entrer pour la visite, nous avons fait une petite halte
dans "la cabane au fond du jardin" !
et là !  il faut choisir :
ou ne pas s'occuper de ses vêtements avec les risques que ça comporte
et garder ses mains libres pour combattre l'ennemi ...
ou maintenir son pantalon ou sa jupe et se laisser
piquer la partie charnue de son anatomie par d'énormes
combattant ailés armés de dards aiguisés !!!
ou se retenir jusqu'à la prochaine étape ....  ]

*
 
Yann-Artus Bertrand

Avant Saint François d'Assise,
l'île s'appelait " l'île des Deux Vignes".
Aujourd'hui, on l'appelle  également "l'île aux cyprès"

L'histoire franciscaine commence en 1220.
De retour d'Orient, Saint François  d'Assise y fit une halte
avec un compagnon anonyme. D'après la légende, ce jour-là, il y avait tempête en mer  empèchant d'accoster. En approchant de l'île, la tempête se calma soudain et  ils furent accueillis par le chant de fête des hirondelles.
Saint François était renommé pour "parler aux oiseaux".

L'île fut choisie pour fonder un repère
où il serait possible de prier et de méditer en paix,
 loin de la mondanité. Après la mort de
Saint François d'Assise, fut fondé sur l'île, le couvent de l'Ordre des Franciscains.

Après son abandon pour cause d'insalubrité,
l
e lieu fut alors  destiné à la mise en place d'une poudrière.
Mais en
1858 l'île fut cédée par les Austriaci au Diocèse de Venise et les frères durent refonder le monastère qui est encore actif aujourd'hui.
La communauté Franciscaine offre aujourd'hui
 l'hospitalité à ceux qui désirent une expérience
de communauté et de prière. 


 




*
On accède par le bâteau à ce quai et l'on suit le chemin jusqu'au monastère



Je chante pour toi, mon Seigneur

CANTICO DELLE CREATURE

 

Altissimu, omnipotente, bon Signore,
tue so’ le laude, la gloria e l’honore et onne benedictione.

Ad te solo, Altissimo, se konfano,
et nullu homo ène dignu te mentovare.

Laudato sie, mi’Signore, cum tucte le tue creature,
spetialmente messor lo frate sole,
lo qual è iorno, et allumini noi per lui.
Et ellu è bellu e radiante cum gran grande splendore :
de te, Altissimo, porta significatione.

Laudato si’, mi’Signore, per sora luna e le stelle :
in celu l’ài formate clarite et pretiose et belle.

Laudato si’, mi’ Signore, per frate vento
et per aere et nubilo et sereno et onne tempo,
per lo quale a le tue creature dài sustentamento.

Laudato si’, mi’ Signore, per sor’aqua,
la quale è multo utile et humile et pretiosa et casta.

 

 

SAN FRANCESCO D’ASSISI

(1181 ou 1182 - 1226) 

 

 


Religieux italien, issu d’une famille de riches marchands, Saint François d’Assise vécut en ermite après sa conversion ; il créa la confrérie des franciscains. Sa vie inspira le recueil des "Fioretti", poème de louange à Dieu (XIV°).

 

CANTIQUE DES CRÉATURES

 

Toi le Très Haut, le Tout puissant, le Seigneur,
À toi les louanges, la gloire et l’honneur et toute bénédiction.

Car Toi seul est le Très Haut
Et aucun homme n’est digne de te nommer.

Je loue mon Seigneur à travers toutes tes créatures,
Spécialement mon frère le soleil
Qui se lève tous les jours et nous illumine.
Par sa beauté, il irradie une grande splendeur :
Il porte le sens de Toi, le Très Haut.

Je loue, mon Seigneur, pour mes sœurs, la lune et les étoiles :
Dans le ciel, la clarté, le précieux, le beau.

Je loue, mon Seigneur, pour frère le vent
Et pour l’air, le nuage, la paix et tout le temps
Qui apporte aux créatures leur soutien.

Je loue, mon Seigneur, pour sœur l’eau
Si utile, si humble, si précieuse et pure.

 

 

SAINT FRANÇOIS D'ASSISE

 

Traduction de Catherine RÉAULT-CROSNIER


**********************************************************

quelques photos .....




     *

  Sculpture en bois


*
les cloîtres

   





                                                                                            ***
                                                          *



Par clothylde - Publié dans : voyage - Communauté : papierlibre
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Jeudi 5 juin 2008 4 05 06 2008 01:47





Mon oncle Espagnol




 Mon oncle est Espagnol.
Il a fuit l'Espagne sous Franco
et vit depuis en Normandie après bien des péripéties.
Il a épousé la soeur de Maman,
a construit une famille ici en France.

Mon oncle a gardé un fort accent.
Pourtant, bien des petits Français
aimeraient pouvoir parler et surtout écrire comme lui !

Il va sur ses 91 ans et m'a confié ce week-end à Rouen
un poème qu'il a écrit en Français.
Je vous le livre.

*

http://www.misstigri.fr/



Complainte d'Amour

Si vous saviez, Madame, ce que je ressens
Lorsque je vous vois,
Lorsque je vous entends.
Lorsque le bruit de vos pas
Ou l'écho de votre voix
Arrivent jusqu'à moi !

C'est toute une joie qui n'en finit pas
Une joie si grande et un bonheur si beau
Qui envahissent mon être d'en bas jusqu'en haut.
C'est tout un amour si tendre et si grand
Qu'il ne peut attendre à pouvoir vous entendre
Que vous m'aimez autant.

Mais si vous ne m'aimez pas autant que je vous aime
Cela n'est pas gênant, moi je vous aime pour deux
Et c'est bien suffisant.

Suffisant !  C'est peut-être trop dire
Car, lorsqu'on aime trop fort et sans jamais oser le dire
Ca peut faire du mal, ça peut faire souffrir,
Pour n'être plus qu'un mal que chaque jour empire
Ne laissant d'autre espoir que d'avec lui mourir.

Mourir d'avoir aimé et sans jamais oser le dire
N'est qu'une lâcheté et même encore pire
Un signe de faiblesse vous servant de martyre !

Mais si le temps qu'il me reste à vivre
Je dois le vivre sans vous,
Laissez ma pensée vous suivre
Jusqu'à ce que j'en sois ivre
En croyant vivre dans vous.

Je sais ce que cela coûte
Lorsqu'on a le moindre doute
A pouvoir être compris.
Lorsqu'on aura aimé trop fort
Et sans jamais l'avoir  dit.

La peur d'un simple refus
Ne pouvant être exclue
Aura fait que j'ai dû vivre
Comme un rêve sur un livre
Page après page à le suivre
Jusqu'à la fin de mon livre.

Aujourd'hui j'ai réfléchi
A ce que je n'ai pas dit
Et je me suis ressaisi
De cette pénible erreur
Que lorsqu'on aime trop fort
Il ne faut pas avoir peur
D'ouvrir largement son coeur !


Antonio Sanchez

**
*






Par clothylde - Publié dans : poésie - Communauté : Pensées d'ailleurs
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mardi 3 juin 2008 2 03 06 2008 21:01

Il suffit de passer le pont



Et si j'osais passer le pont ...

Les clin-d'oeil de ce gai fripon
Aux joues tendres comme un poupon
Mais qui lorgne vers mes jupons ...

Et si j'osais passer le pont ...

Me soucier comme de colin-tampon
De tous leurs qu'en dira-t-on
Ignorer les  regards pudibonds ...

Et si j'osais passer le pont ...

***
*


Par clothylde - Publié dans : poésie - Communauté : L'âme du poète
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus