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Vendredi 6 juin 2008




St François du désert

Sur la "route" qui mène de Venise à
Burano,
se trouve la petite île  de
San Francesco del Deserto.

L'île est très vieille.
Du sous-sol émergent des traces
d'une fréquentation romaine avec des vestiges
des  Ie, IVe et Ve siècles après J.C.

Le nom de l'île est d'origine populaire
et remonte à la première moitié du XVe siècle,
quand l'île fut abandonnée pendant plus de vingt ans
à cause de l'insalubrité de la Lagune !

*
 Les moustiques règnaient en maîtres sur l'île
et le paludisme fit bien des ravages, obligeant les occupants de l'île a l'abandonner !

[  Je peux témoigner que les moustiques sont encore présents !
Avant d'entrer pour la visite, nous avons fait une petite halte
dans "la cabane au fond du jardin" !
et là !  il faut choisir :
ou ne pas s'occuper de ses vêtements avec les risques que ça comporte
et garder ses mains libres pour combattre l'ennemi ...
ou maintenir son pantalon ou sa jupe et se laisser
piquer la partie charnue de son anatomie par d'énormes
combattant ailés armés de dards aiguisés !!!
ou se retenir jusqu'à la prochaine étape ....  ]

*
 
Yann-Artus Bertrand

Avant Saint François d'Assise,
l'île s'appelait " l'île des Deux Vignes".
Aujourd'hui, on l'appelle  également "l'île aux cyprès"

L'histoire franciscaine commence en 1220.
De retour d'Orient, Saint François  d'Assise y fit une halte
avec un compagnon anonyme. D'après la légende, ce jour-là, il y avait tempête en mer  empèchant d'accoster. En approchant de l'île, la tempête se calma soudain et  ils furent accueillis par le chant de fête des hirondelles.
Saint François était renommé pour "parler aux oiseaux".

L'île fut choisie pour fonder un repère
où il serait possible de prier et de méditer en paix,
 loin de la mondanité. Après la mort de
Saint François d'Assise, fut fondé sur l'île, le couvent de l'Ordre des Franciscains.

Après son abandon pour cause d'insalubrité,
l
e lieu fut alors  destiné à la mise en place d'une poudrière.
Mais en
1858 l'île fut cédée par les Austriaci au Diocèse de Venise et les frères durent refonder le monastère qui est encore actif aujourd'hui.
La communauté Franciscaine offre aujourd'hui
 l'hospitalité à ceux qui désirent une expérience
de communauté et de prière. 


 




*
On accède par le bâteau à ce quai et l'on suit le chemin jusqu'au monastère



Je chante pour toi, mon Seigneur

CANTICO DELLE CREATURE

 

Altissimu, omnipotente, bon Signore,
tue so’ le laude, la gloria e l’honore et onne benedictione.

Ad te solo, Altissimo, se konfano,
et nullu homo ène dignu te mentovare.

Laudato sie, mi’Signore, cum tucte le tue creature,
spetialmente messor lo frate sole,
lo qual è iorno, et allumini noi per lui.
Et ellu è bellu e radiante cum gran grande splendore :
de te, Altissimo, porta significatione.

Laudato si’, mi’Signore, per sora luna e le stelle :
in celu l’ài formate clarite et pretiose et belle.

Laudato si’, mi’ Signore, per frate vento
et per aere et nubilo et sereno et onne tempo,
per lo quale a le tue creature dài sustentamento.

Laudato si’, mi’ Signore, per sor’aqua,
la quale è multo utile et humile et pretiosa et casta.

 

 

SAN FRANCESCO D’ASSISI

(1181 ou 1182 - 1226) 

 

 


Religieux italien, issu d’une famille de riches marchands, Saint François d’Assise vécut en ermite après sa conversion ; il créa la confrérie des franciscains. Sa vie inspira le recueil des "Fioretti", poème de louange à Dieu (XIV°).

 

CANTIQUE DES CRÉATURES

 

Toi le Très Haut, le Tout puissant, le Seigneur,
À toi les louanges, la gloire et l’honneur et toute bénédiction.

Car Toi seul est le Très Haut
Et aucun homme n’est digne de te nommer.

Je loue mon Seigneur à travers toutes tes créatures,
Spécialement mon frère le soleil
Qui se lève tous les jours et nous illumine.
Par sa beauté, il irradie une grande splendeur :
Il porte le sens de Toi, le Très Haut.

Je loue, mon Seigneur, pour mes sœurs, la lune et les étoiles :
Dans le ciel, la clarté, le précieux, le beau.

Je loue, mon Seigneur, pour frère le vent
Et pour l’air, le nuage, la paix et tout le temps
Qui apporte aux créatures leur soutien.

Je loue, mon Seigneur, pour sœur l’eau
Si utile, si humble, si précieuse et pure.

 

 

SAINT FRANÇOIS D'ASSISE

 

Traduction de Catherine RÉAULT-CROSNIER


**********************************************************

quelques photos .....




     *

  Sculpture en bois


*
les cloîtres

   





                                                                                            ***
                                                          *



par clothylde publié dans : voyage communauté : papierlibre
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Jeudi 5 juin 2008





Mon oncle Espagnol




 Mon oncle est Espagnol.
Il a fuit l'Espagne sous Franco
et vit depuis en Normandie après bien des péripéties.
Il a épousé la soeur de Maman,
a construit une famille ici en France.

Mon oncle a gardé un fort accent.
Pourtant, bien des petits Français
aimeraient pouvoir parler et surtout écrire comme lui !

Il va sur ses 91 ans et m'a confié ce week-end à Rouen
un poème qu'il a écrit en Français.
Je vous le livre.

*

http://www.misstigri.fr/



Complainte d'Amour

Si vous saviez, Madame, ce que je ressens
Lorsque je vous vois,
Lorsque je vous entends.
Lorsque le bruit de vos pas
Ou l'écho de votre voix
Arrivent jusqu'à moi !

C'est toute une joie qui n'en finit pas
Une joie si grande et un bonheur si beau
Qui envahissent mon être d'en bas jusqu'en haut.
C'est tout un amour si tendre et si grand
Qu'il ne peut attendre à pouvoir vous entendre
Que vous m'aimez autant.

Mais si vous ne m'aimez pas autant que je vous aime
Cela n'est pas gênant, moi je vous aime pour deux
Et c'est bien suffisant.

Suffisant !  C'est peut-être trop dire
Car, lorsqu'on aime trop fort et sans jamais oser le dire
Ca peut faire du mal, ça peut faire souffrir,
Pour n'être plus qu'un mal que chaque jour empire
Ne laissant d'autre espoir que d'avec lui mourir.

Mourir d'avoir aimé et sans jamais oser le dire
N'est qu'une lâcheté et même encore pire
Un signe de faiblesse vous servant de martyre !

Mais si le temps qu'il me reste à vivre
Je dois le vivre sans vous,
Laissez ma pensée vous suivre
Jusqu'à ce que j'en sois ivre
En croyant vivre dans vous.

Je sais ce que cela coûte
Lorsqu'on a le moindre doute
A pouvoir être compris.
Lorsqu'on aura aimé trop fort
Et sans jamais l'avoir  dit.

La peur d'un simple refus
Ne pouvant être exclue
Aura fait que j'ai dû vivre
Comme un rêve sur un livre
Page après page à le suivre
Jusqu'à la fin de mon livre.

Aujourd'hui j'ai réfléchi
A ce que je n'ai pas dit
Et je me suis ressaisi
De cette pénible erreur
Que lorsqu'on aime trop fort
Il ne faut pas avoir peur
D'ouvrir largement son coeur !


Antonio Sanchez

**
*






par clothylde publié dans : poésie communauté : Pensées d'ailleurs
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Mardi 3 juin 2008

Il suffit de passer le pont



Et si j'osais passer le pont ...

Les clin-d'oeil de ce gai fripon
Aux joues tendres comme un poupon
Mais qui lorgne vers mes jupons ...

Et si j'osais passer le pont ...

Me soucier comme de colin-tampon
De tous leurs qu'en dira-t-on
Ignorer les  regards pudibonds ...

Et si j'osais passer le pont ...

***
*


par clothylde publié dans : poésie communauté : L'âme du poète
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Lundi 2 juin 2008

L' Arbre 



Dis moi ...

Quel étrange destin t'as ainsi torturé ?
Quel corps désiré voulais-tu enserrer ?
Autour de quelle chimère ta vie as-tu tressée ?

 


Qui aura su au bout de tant d'années
Tes bras, vers le ciel, enfin libérer ..
Pour que la vie puisse s'y installer !


Je t'ai surveillé pendant des années.
Mon enfance tu as accompagné .....
Aussi tortueuse que tes bras noués !


Le ciel, tout bleu, ne s'atteint jamais,
La vie se conjugue à l'imparfait
C'est peut-être ce qui fait son attrait !


***
*


 

par clothylde publié dans : poésie communauté : L'âme du poète
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Vendredi 30 mai 2008



 Buranome uverpons

.... et vieilles dentelles ....





 


Burano se situe à  environ 9 kms de Venise au nord de la lagune,
non loin de l'île de Torcello.
 


    Au VI ème siècle, les cavaliers lombards,
les "lungo-bardi" - les longues lances -
envahissent la région de Padoue.
Leurs habitants migrent vers la lagune, inaccessible aux chevaux,
et constituent l'embryon de l'installation dans les îles,
qui commence par l'île de Torcello pour trouver son aboutissemnt
au coeur de la cité de Venise.

 Burano est un village de pêcheurs.
On y arrive par des eaux sombres, dans un paysage souvent gris.Nommée Chef-lieu de la Lagune Nord au XIXème siècle,
Burano devient une fraction de Venise en 1923.

Les habitants de Burano compensent la grisaille
par des maisons colorées, dont ils peuvent
maintenant choisir la teinte librement.

Ici, près d'un atelier de réparation de barques et bateaux.


C'était les femmes qui coloraient les maisons.
On raconte que les hommes, l'hiver, peu occupés,
passaient les soirées au bistrot et que la nuit venue,
ils rentraient et se .... trompaient ! .... parfois de maison,
celles-ci se ressemblant toutes !!
Alors ces dames eurent l'idée de peindre leur foyer
chacune dans une couleur différente pour que leur
"cher époux" n'ait plus le prétexte
de se retrouver dans le lit d'une voisine !!

Mais la tradition dit également que ces couleurs permettaient
aux marins de retrouver plus facilement leur village par temps brumeux,
ce qui est fréquent à Burano !
Outre la pèche et les activités annexes concernant les bateaux,
Burano est très célèbre dans le monde entier
pour ses dentelles à l'aiguille.

Le "punto in aria" , point en l'air ,
datant du milieu du XVIème siècle, va devenir la future spécialité de Burano,
Symbole d'un haut statut social, il sera apprécié dans les cours d'Europe.
Au XVIIIème, Louis XIV interdira son importation, pour créer
la manufacture Royale des dentelles françaises, imitant celles de Burano.



Points et tresses compliqués dériveraient des techniques utilisées
pour confectionner les filets de pêche.

Le commerce de dentelles,
prospère jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, ne peut plus être rentable
dans sa fabrication artisanale.
Une école a été fondée pour que les techniques ne se perdent pas,
mais la fabrication est maintenant assurée par des machines
 pour ce qui est du commerce de grande distribution.

Il faut savoir que pour broder une nappe,
 10 ouvrières devraient travailler pendant  3 ans !!
économiquement impossible !!!

*

Pour finir, quelques photos de Burano ...
Souvent, les façades ont des " Madonnes".
toujours fleuries !!

*
Du linge qui sèche ... la vie !!

*
Le seul pont dans toute la lagune que nous ayons vu
" accessible" !!
D'ailleurs, à part quelques touristes "handi " égarés
dans un milieu totalement inaccessible,
nous n'avons croisé aucune personne en fauteuil roulant !
Sagesse de leur part ! ... ou obligation !

*

Quelques ruelles étroites,

mais toujours colorées !!!

*
Les couleurs des façades ressortent d'autant plus
que le tour des fenêtres sont toutes peintes en blanc.
*
Ensuite, il faudra visiter Murano et sa verrerie,
St Francesco del Deserto
( St François du désert )
... entre autres ...

***
*


par clothylde publié dans : voyage communauté : Figer le monde...
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