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Texte Libre

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Dimanche 6 janvier 2008

    Versailles

Sur un fond chatoyant
Aux effets pétillants
Musique endormante
Se voulant envoûtante
Commentaires sucrés
Paroles édulcorées
Je cherche parfois la rime
Mon regard s'abîme
Tout ça a-t-il un sens
Qui brille par son absence ?
Je préfère la sobriété
D'un p'tit Piaf inspiré
Ou bien la fragilité
D'un rimeur ignoré.
Faire la cour de loin
Gagner quelques points ?

Je garde ma liberté
Elle est toute ma fierté !

par clothylde publié dans : poésie communauté : Pensées d'ailleurs
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Dimanche 6 janvier 2008

                            FRISSONS

Comptoir du café, la solitude d'une beauté.
Des regards croisés, un parfum vanillé.
Une chambre anonyme, décoration sabotée.
Des doigts habiles sur son corps déshabillé,
La douceur d'une peau contre sa peau frottée,
Les doigts agrippés dans la chevelure éparpillée,
Souffle chaud, haletant, plein de volupté.

                    Frisson du désir
                    Frisson de l'amour
                    Frisson du plaisir
                    Frisson sans retour

Dehors, la solitude a repris tous ses droits.
Elle replace ses cheveux d'un geste maladroit.
Le vent glacial cingle, soulève la poussière,
Traverse son manteau à l'étoffe grossière.
De son cou vibre jusqu'au milieu du buste,
Un tremblement qui dans sa chair s'incruste.

                    Frisson de froid
                    Glace son minois
                    Frisson narquois
                    Elle est aux abois

La sueur perle du front, les tempes brûlantes,
Elle parle lentement d'une voix haletante.
La toux secoue son corps, elle grince des dents,
Sombre dans un sommeil au cauchemar ardent.
Une vague tremblante court dans son corps,
Lutte avec l'ennemi, étrange corps à corps ...

                    Frisson de fièvre
                    Serre les lèvres
                    Frisson sans rève
                    Aucune trève

Cauchemar vers le noir entraîne son esprit,
Tombe dans un gouffre et se sent soudain prit
Dans une spirale d'angoisse chutant vers l'infini,
Glace son sang. Alors saisie d' un effroi indéfini
Elle s'éveille en sursaut, le corps luisant de sueur,
Elle émerge des ténèbres, reprend prise sur la peur.

                    Frisson de peur
                    Glace le coeur
                    Frisson d'horreur
                    Et son aigreur


                    Frissonne le corps
                    Frissonne l'envie
                    Frissonne le coeur
                    Frissonne la vie ...

                    Frissonne la mort ...

par clothylde publié dans : poésie communauté : L'âme du poète
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Dimanche 6 janvier 2008
                                            
                                                            Thérèse ..... contre Mobylette   ( 10 )







                                                    

Elle avait plus quatre vint-dix ans, lorsque Thérèse entra en collision avec ... une mobylette !


Elle était sortie faire des courses.
Dans son quartier, elle se déplaçait avec aisance, connaissant les moindres rues , coins et recoins, boutiques, et tous les habitants à la ronde.
C'était son microcosme depuis toujours.
Sa vue l'avait peu à peu lâchement abandonnée, mais pas sa mémoire !! Elle pouvait se diriger en "aveugle".
Mais, comme elle était également fortement mal-entendante, elle ne vit ni n'entendit la mobylette qui arrivait pourtant en pétaradant, lorsqu'elle traversa sa rue !
Le malheureux jeune homme qui chevauchait l'engin, ne s'attendant pas à ce que l'ancêtre s'engagea malgré tout, ne put rien faire et ...
ce fut l'inévitable choc !!!

Tout le monde se retrouva au sol, entremêlé, contusionné, traumatisé .
Thérèse n'ayant rien vu venir, n'avait également pas bien compris ce qui lui arrivait !
Le jeune, lui, compris très vite, au début à son grand soulagement que la petite Mémé n'était pas "out "!... puis, il déchanta, quand il se fit rebaptiser de doux noms d'oiseaux.
La peur passée, nous avons tous beaucoup ri !!
La mobylette était pliée en deux, le petit jeune avait un poignet et une jambe abimés ... mais notre Mémé Tartine, hormis quelques bleus n'avait strictement RIEN !!

Thérèse avait fait plier bien des choses dans sa vie ....mais,là !!
 ....une mob !! à son âge ! elle avait fait fort !!




                                         
par clothylde publié dans : la saga Thérèse communauté : L'âme du poète
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Samedi 5 janvier 2008

  Le 6 janvier, c'est le jour de l'Epiphanie !
C'est la présentation de Jésus aux rois mages.
Nous allons enfin pouvoir déguster la galette des rois, et découvrir qui a la fève !!
A moins que nous n'en ayons plus envie ! Cela fait déjà 15 bons jours que la magie est cassée par leur arrivée prématurée dans les rayons des super-marchés ! Avant même Noël !!

"Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem en disant : "Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu, en effet, son astre à son lever et sommes venus lui rendre hommage."
A la vue de l'astre ils se réjouirent d'une très grande joie. Entrant alors dans le logis, ils virent l'enfant avec Marie sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage ; puis, ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe."
traduction :
Bible de Jérusalem  

                         rois mages


Melchior, au visage blanc, représente l'Europe, et la vieillesse : il offre l'or, symbole de la royauté.
Balthazar, au visage noir et portant la barbe, représente l'Afrique et l'âge mûr : il offre la myrrhe, symbole de la passion ( souffrance et mort )
Gaspard, au visage rouge, représente  l'Asie et la jeunesse : il offre l'encens, symbole de la divinité .

Le nombre de rois n'est pas certain, mais le chiffre trois correspond au nombre de cadeaux et symbolise la Trinité.
par clothylde publié dans : textes libres communauté : Pensées d'ailleurs
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Samedi 5 janvier 2008

                                               Thérèse et la fève   ( 9 )

La galette des rois était un moment attendu par nous les enfants !
La tradition était respectée, cela se passait bien le 6 janvier et on allait chercher Thérèse pour qu'elle profita de la fête !!
On coupait donc les parts ... une serviette était étalée sur la galette pour empècher les tricheries ... et le plus jeune ( en l'occurence moi ! ) désignait à qui devait être attribuées les différentes parts !!
                                     Qui a la fève ?
Et l'élue fut .. Thérèse !! Elle devint rouge pivoine de contentement, ( une vraie gamine !) et pris son temps pour réfléchir qui serait son ROI ..
Elle avait le choix entre mon père et mes deux frères, affreux dilemme !!
Pendant qu'elle réfléchissait, elle suça consciencieusement la fève dans sa bouche édentée pour essayer de la débarrasser des restes de pâte .
Puis, toujours plus rouge de bonheur, elle choisit mon frère aîné, assis en face d'elle, et pour le lui signifier jeta la fève ( un peu baveuse ) dans son verre.
Mon infortuné frère, mal-au-coeureux de nature, ne se doutait pas que pour valider cette élection, il lui faudrait trinquer et boire à la santé de sa Reine !!
Elle avait bien ri ... lui, moins !!


                                                                  *

par clothylde publié dans : la saga Thérèse communauté : Pensées d'ailleurs
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