Versailles
Sur un fond chatoyant
Aux effets pétillants
Musique endormante
Se voulant envoûtante
Commentaires sucrés
Paroles édulcorées
Je cherche parfois la rime
Mon regard s'abîme
Tout ça a-t-il un sens
Qui brille par son absence ?
Je préfère la sobriété
D'un p'tit Piaf inspiré
Ou bien la fragilité
D'un rimeur ignoré.
Faire la cour de loin
Gagner quelques points ?
Je garde ma liberté
Elle est toute ma fierté !
par clothylde
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poésie
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FRISSONS
Comptoir du café, la solitude d'une beauté.
Des regards croisés, un parfum vanillé.
Une chambre anonyme, décoration sabotée.
Des doigts habiles sur son corps déshabillé,
La douceur d'une peau contre sa peau frottée,
Les doigts agrippés dans la chevelure éparpillée,
Souffle chaud, haletant, plein de volupté.
Frisson du désir
Frisson de l'amour
Frisson du plaisir
Frisson sans retour
Dehors, la solitude a repris tous ses droits.
Elle replace ses cheveux d'un geste maladroit.
Le vent glacial cingle, soulève la poussière,
Traverse son manteau à l'étoffe grossière.
De son cou vibre jusqu'au milieu du buste,
Un tremblement qui dans sa chair s'incruste.
Frisson de froid
Glace son minois
Frisson narquois
Elle est aux abois
La sueur perle du front, les tempes brûlantes,
Elle parle lentement d'une voix haletante.
La toux secoue son corps, elle grince des dents,
Sombre dans un sommeil au cauchemar ardent.
Une vague tremblante court dans son corps,
Lutte avec l'ennemi, étrange corps à corps ...
Frisson de fièvre
Serre les lèvres
Frisson sans rève
Aucune trève
Cauchemar vers le noir entraîne son esprit,
Tombe dans un gouffre et se sent soudain prit
Dans une spirale d'angoisse chutant vers l'infini,
Glace son sang. Alors saisie d' un effroi indéfini
Elle s'éveille en sursaut, le corps luisant de sueur,
Elle émerge des ténèbres, reprend prise sur la peur.
Frisson de peur
Glace le coeur
Frisson d'horreur
Et son aigreur
Frissonne le corps
Frissonne l'envie
Frissonne le coeur
Frissonne la vie ...
Frissonne la mort ...
par clothylde
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Le 6 janvier, c'est le jour de l'Epiphanie !
C'est la présentation de Jésus aux rois mages.
Nous allons enfin pouvoir déguster la galette des rois, et découvrir qui a la fève !!
A moins que nous n'en ayons plus envie ! Cela fait déjà 15 bons jours que la magie est cassée par leur arrivée prématurée dans les rayons des super-marchés ! Avant même Noël !!
"Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem
en disant : "Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu, en effet, son astre à son lever et sommes venus lui rendre hommage."
A la vue de l'astre ils se réjouirent d'une très grande joie. Entrant alors dans le logis, ils virent l'enfant avec Marie sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage ; puis,
ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe."
traduction : Bible de Jérusalem
Melchior,
au visage blanc, représente l'Europe, et la vieillesse : il offre l'or, symbole de la royauté.
Balthazar,
au visage noir et portant la barbe, représente l'Afrique et l'âge mûr : il offre la myrrhe, symbole de la
passion ( souffrance et mort )
Gaspard, au visage rouge, représente l'Asie et la jeunesse : il offre l'encens, symbole de la
divinité .
Le nombre de rois n'est pas certain, mais le chiffre trois correspond au nombre de cadeaux et symbolise la Trinité.
par clothylde
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Thérèse et la fève ( 9 )
La galette des rois était un moment attendu par nous les enfants !
La tradition était respectée, cela se passait bien le 6 janvier et on allait chercher Thérèse pour qu'elle profita de la fête !!
On coupait donc les parts ... une serviette était étalée sur la galette pour empècher les tricheries ... et le plus jeune ( en l'occurence moi ! ) désignait à qui devait être attribuées les
différentes parts !!
Qui a la fève ?
Et l'élue fut .. Thérèse !! Elle devint rouge pivoine de contentement, ( une vraie gamine !) et pris son temps pour réfléchir qui serait son ROI ..
Elle avait le choix entre mon père et mes deux frères, affreux dilemme !!
Pendant qu'elle réfléchissait, elle suça consciencieusement la fève dans sa bouche édentée pour essayer de la débarrasser des restes de pâte .
Puis, toujours plus rouge de bonheur, elle choisit mon frère aîné, assis en face d'elle, et pour le lui signifier jeta la fève ( un peu baveuse ) dans son verre.
Mon infortuné frère, mal-au-coeureux de nature, ne se doutait pas que pour valider cette élection, il lui faudrait trinquer et boire à la santé de sa Reine !!
Elle avait bien ri ... lui, moins !!
*
par clothylde
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la saga Thérèse
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