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Mardi 10 juin 2008
 

Fussli  Le Cauchemar






Cauchemar



A pas de géant, lentement,
Par dessus les gens
J'avance ...

A pas de géant, légèrement,
Comme en suspens
J'avance ...

A pas de géant, inquiètant,
Vers le guet-apens
J'avance ...

A pas de géant, angoissant,
Coeur en suspens
J'avance ...

A pas de géant, exsudant,
Sueur d'encens
J'avance ...

Je tombe

Trou sans fond
En apnée vers les tréfonds


***
*


par clothylde publié dans : poésie
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Lundi 9 juin 2008

 

   

                 

Etre libre


Libre de regarder
Libre d'admirer
Libre de penser
Libre de rèver
Libre de sentir
Libre d'aimer
Libre de voir
Libre d'être

Etre vivant
Etre créant
Etre rèvant
Etre sentant
Etre pensant
Etre jouissant
Etre respirant
Etre transcendant

J'énumère
Des chimères !

***
*





par clothylde publié dans : poésie
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Dimanche 8 juin 2008

pie

¨

Petit jeu "casse-pie"



 
Cette pie qui jacasse , 
Mes oreilles fracasse !
Qu'est-ce qui la tracasse
A ce point cette bécasse
Pour secouer ainsi sa carcasse
Avec tant de propos cocasses ?
On dirait que des noix elle concasse !
On n'est pas à la ducasse !
Cinq minutes que je me décarcasse
Pour qu'enfin, elle se casse !

***
*

On s'amuse avec ce qu'on peut !!
N'est-ce pas Mimi ?
( sourires !! )

***
*





***
*


le petit com de Lita.S

*
moi, muse,
ça m'amuse
tes mots qui fusent,
la pie obtuse
qui des sons abuse,
ta paix refuse
et tes oreilles use.


merci Lita !!!  très honorée !!

N'hésitez pas lui rendre visite,
c'est une très belle plume !!!
(dreamlita dans mes liens
ou cliquez sur Lita)


***
*


par clothylde publié dans : poésie
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Vendredi 6 juin 2008








Filiation


Ce lien si fort, ce lien qui dure
Pour lequel tout, on endure
Qui au-delà de la mort perdure
Qui s'éffrite, se consolide, s'épure

Ce fil transparent, fort mais ténu
Par lequel on oublie toute retenue
Dont on ne peut définir le contenu
Dans nos tripes, sans cesse entretenu

Ce besoin d'être relié, d'appartenir
A un coeur, à une âme, vaporeux élixir
Sans lequel, on se sent racornir

Parfois dessèché et même coupé
Ce cheveu que l'on tente de re-nouer
Fils, fille, père ou mère, à jamais !


***
*

par clothylde publié dans : poésie
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Jeudi 5 juin 2008





Mon oncle Espagnol




 Mon oncle est Espagnol.
Il a fuit l'Espagne sous Franco
et vit depuis en Normandie après bien des péripéties.
Il a épousé la soeur de Maman,
a construit une famille ici en France.

Mon oncle a gardé un fort accent.
Pourtant, bien des petits Français
aimeraient pouvoir parler et surtout écrire comme lui !

Il va sur ses 91 ans et m'a confié ce week-end à Rouen
un poème qu'il a écrit en Français.
Je vous le livre.

*

http://www.misstigri.fr/



Complainte d'Amour

Si vous saviez, Madame, ce que je ressens
Lorsque je vous vois,
Lorsque je vous entends.
Lorsque le bruit de vos pas
Ou l'écho de votre voix
Arrivent jusqu'à moi !

C'est toute une joie qui n'en finit pas
Une joie si grande et un bonheur si beau
Qui envahissent mon être d'en bas jusqu'en haut.
C'est tout un amour si tendre et si grand
Qu'il ne peut attendre à pouvoir vous entendre
Que vous m'aimez autant.

Mais si vous ne m'aimez pas autant que je vous aime
Cela n'est pas gênant, moi je vous aime pour deux
Et c'est bien suffisant.

Suffisant !  C'est peut-être trop dire
Car, lorsqu'on aime trop fort et sans jamais oser le dire
Ca peut faire du mal, ça peut faire souffrir,
Pour n'être plus qu'un mal que chaque jour empire
Ne laissant d'autre espoir que d'avec lui mourir.

Mourir d'avoir aimé et sans jamais oser le dire
N'est qu'une lâcheté et même encore pire
Un signe de faiblesse vous servant de martyre !

Mais si le temps qu'il me reste à vivre
Je dois le vivre sans vous,
Laissez ma pensée vous suivre
Jusqu'à ce que j'en sois ivre
En croyant vivre dans vous.

Je sais ce que cela coûte
Lorsqu'on a le moindre doute
A pouvoir être compris.
Lorsqu'on aura aimé trop fort
Et sans jamais l'avoir  dit.

La peur d'un simple refus
Ne pouvant être exclue
Aura fait que j'ai dû vivre
Comme un rêve sur un livre
Page après page à le suivre
Jusqu'à la fin de mon livre.

Aujourd'hui j'ai réfléchi
A ce que je n'ai pas dit
Et je me suis ressaisi
De cette pénible erreur
Que lorsqu'on aime trop fort
Il ne faut pas avoir peur
D'ouvrir largement son coeur !


Antonio Sanchez

**
*






par clothylde publié dans : poésie
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